« Au jour d'aujourd'hui, faut-il avoir peur? | Page d'accueil | Effervescence synonymique »

03.01.2009

Louze attitude

Jusqu’à ce qu’on me suggère de faire une chronique autour de l’expression la louze, je croyais qu’il n’y avait aucune différence de prononciation entre loose (lâche, détendu) et to lose (perdre).
Erreur ! Comme me l’apprend un site australien : « loose is when your pants are loose and falling down » (autrement dit, quand vous perdez votre falzar) et ça se prononce « lousse », alors que to lose se prononce comme Toulouse.
Bref, les anglophones, qui sont habitués à voir deux oo dans un mot pour que cela fasse « ou », ont tendance à écrire looser à la place de loser. C’est une évolution qui semble inéluctable, mais regrettable pour les gardiens de l’orthodoxie du British English. Certains n’hésitent pas d’ailleurs à mettre la faute sur les Américains.
Notez qu’on peut être gardien de l’orthodoxie britannique et avoir de l’humour : « On s’en bat les kooyes de ces pseudos théories de l’évolution de la langue. Quelqu’un qui écrit looser mérite des coups de fouet, c’est tout. » peut-on lire dans un des nombreux commentaires postés sur la Toile à propos de cette erreur pas vraiment fatale.
Les francophones ont emprunté loser/looser, et le prononcent « louzeur » ou « louzère ». Un louzeur est un perdant. Et ce mot s’est tellement bien implanté en français qu’il permet d’en produire d’autres.
Notamment la louze, ou louse, ou encore loose (si on veut faire anglophone) ou lose (si on veut faire anglophone cultivé). La louze, c’est quand rien ne va plus mais qu’on reste philosophe. Christian Constantin pourrait se dire roi de la louze, par exemple.
Dans la même famille, on trouve aussi louzer, synonyme de « merder » (« j’ai trop loosé sur ce coup là ») et se louzer, « se tromper, se planter » (« je me suis losé dans ce test »).
L’orthographe francisée fait disparaitre l’origine de l’emprunt en intégrant louze dans la liste des mots argotiques en -ouze : bagouze, barbouze, flouze, piquouze…
La louze attitude sera très tendance en 2009 !

(Chronique parue dans la Matin Dimanche du 4 janvier 2009)

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://amotsdecouverts.bleublog.lematin.ch/trackback/144204

Commentaires

très bien merci

Ecrit par : comment perdre du poids | 05.04.2011

I really appreciated it very much.thank you so much for sharing.I agree with most of what you are saying here. Keep it up. Keep blogging.

Ecrit par : cheap football shirts | 28.05.2011

Very nicely written. Really makes think. Thanks.

Ecrit par : girls | 07.06.2011

Une amie vient de m'envoyer ce site web par msn , je voulais vous dire qu' il a été vraiment bien écrit. Continuer!

Ecrit par : maigrir du ventre | 09.06.2011

Good stuff. It is interesting to read comments. Really makes think. Thanks.

Ecrit par : russian women | 12.06.2011

I would like to see more details about this topic. I'm going to keep coming back here.

Ecrit par : femmes seules | 18.06.2011

thanks for this great information it really helps a lot for me.

Ecrit par : ryska kvinnor | 21.06.2011

Thanks for such an informative article, it's been very useful.

Ecrit par : mujeres solteras | 21.06.2011

Je ne savais pas que c'était passé dans la langue. Mais c'est vrai que c'est devenu tellement courant que je comprends. De toute façon les choses doivent évoluer.

Ecrit par : contrat assurance habitation | 28.10.2011

Au menu du Grand 8 de la radio romande ce vendredi, une discussion sur l’avenir de la sociabilité médiatisée par les réseaux tissés sur la Toile. Comment « gérer ses amis » quand on en a tellement ? Cette abondance pose un problème de gestion des stocks, mais également de sens du mot « ami ». Pour moi, qui suis née au milieu du siècle passé, « ami » s’oppose à « copain » sur le plan de l’intensité de la relation. Un ami est plus qu’un copain. Sans parler de l’expression désuète de « bon ami » ou « bonne amie » qui désigne encore plaisamment, en Suisse, l’amoureux ou l’amoureuse. Mais pour les dictionnaires actuels, les deux mots ne se distinguent plus que sur le plan des registres : « copain » est familier.

Ecrit par : شات مصرى | 02.11.2011

Je suis vraiment heureux pour ce poste dans ce site. Donc, j'ai toujours envie de se concentrer dans ce site sur l'article différent.

Ecrit par : gift baskets | 14.02.2012

Au menu du Grand 8 de la radio romande ce vendredi, une discussion sur l’avenir de la sociabilité médiatisée par les réseaux tissés sur la Toile. Comment « gérer ses amis » quand on en a tellement ? Cette abondance pose un problème de gestion des stocks, mais également de sens du mot « ami ». Pour moi, qui suis née au milieu du siècle passé, « ami » s’oppose à « copain » sur le plan de l’intensité de la relation. Un ami est plus qu’un copain. Sans parler de l’expression désuète de « bon ami » ou « bonne amie » qui désigne encore plaisamment, en Suisse, l’amoureux ou l’amoureuse. Mais pour les dictionnaires actuels, les deux mots ne se distinguent plus que sur le plan des registres : « copain » est familier.

Ecrit par : Sohbet Chat | 02.03.2012

Au menu du Grand 8 de la radio romande ce vendredi, une discussion sur l’avenir de la sociabilité médiatisée par les réseaux tissés sur la Toile. Comment « gérer ses amis » quand on en a tellement ? Cette abondance pose un problème de gestion des stocks, mais également de sens du mot « ami ». Pour moi, qui suis née au milieu du siècle passé, « ami » s’oppose à « copain » sur le plan de l’intensité de la relation. Un ami est plus qu’un copain. Sans parler de l’expression désuète de « bon ami » ou « bonne amie » qui désigne encore plaisamment, en Suisse, l’amoureux ou l’amoureuse. Mais pour les dictionnaires actuels, les deux mots ne se distinguent plus que sur le plan des registres : « copain » est familier.

ya ... i tink so

Ecrit par : شات مصرى | 23.03.2012

Écrire un commentaire