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23.08.2009

De l'excuse

Le mot excuse pose des problèmes de définition aux dictionnaires. Pour Le Robert, toujours très respectueux de l’évolution sémantique, une excuse est d’abord une « raison alléguée pour se défendre d’une accusation, d’un reproche, pour expliquer ou atténuer une faute ». On reste proche de l’étymologie latine ex causa, littéralement « hors de cause ». Excuse provient du verbe excuser (XIIe siècle) qui signifie « décharger quelqu’un d’une accusation en admettant des motifs qui justifient la faute ». À l’origine, une excuse est une raison qui peut justifier un comportement fautif, l’idée de pardon ne lui est pas liée.

S’excuser dans le sens de « présenter ses excuses », associé à « demander pardon », est plus moderne.Attesté en 1690, le verbe pronominal ne se diffuse vraiment qu’au XIXe siècle.

Bien que plus récente, cette signification est donnée en premier par le Trésor de la langue française informatisé pour l’entrée excuse. Il s’agit d’une « manifestation physique ou verbale visant à abolir la culpabilité résultant d’une faute, d’un manquement vis-à-vis de quelqu’un ». Cette acception ne vient qu’en second dans Le Robert, et elle est formulée quelque peu différemment. Une excuse est « un regret que l’on témoigne à quelqu’un de l’avoir offensé, contrarié, gêné ». Le proverbe « Qui s’excuse s’accuse » est mentionné par les deux dictionnaires.

Dans la vie de tous les jours, pour éviter les petites guerres que l’on risque à tout moment lors d’une interaction sociale, on s’excuse facilement. Et si tout va bien, l’interlocuteur minimise l’offense : « excusez-moi, je vous ai marché sur le pied » — « y a pas de mal, je n’ai rien senti ». Personne ne perd la face, la paix est sauvegardée.

La Suisse et la Libye ne sont pas voisines de palier et les petits rituels cérémonieux qui mettent de l’huile dans les rapports sociaux deviennent extrêmement longs et compliqués lorsqu’il s’agit de la face des Etats.

 

(Chronique parue dans le Matin Dimanche, 23 aout 2009)

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Commentaires

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Ecrit par : porno | 18.09.2011

Au menu du Grand 8 de la radio romande ce vendredi, une discussion sur l’avenir de la sociabilité médiatisée par les réseaux tissés sur la Toile. Comment « gérer ses amis » quand on en a tellement ? Cette abondance pose un problème de gestion des stocks, mais également de sens du mot « ami ». Pour moi, qui suis née au milieu du siècle passé, « ami » s’oppose à « copain » sur le plan de l’intensité de la relation. Un ami est plus qu’un copain. Sans parler de l’expression désuète de « bon ami » ou « bonne amie » qui désigne encore plaisamment, en Suisse, l’amoureux ou l’amoureuse. Mais pour les dictionnaires actuels, les deux mots ne se distinguent plus que sur le plan des registres : « copain » est familier.

Ecrit par : شات مصرى | 02.11.2011

Un ami est plus qu’un copain. Sans parler de l’expression désuète de « bon ami » ou « bonne amie » qui désigne

Ecrit par : شات مصرى | 23.03.2012

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Ecrit par : option binaire prudence | 11.04.2012

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Ecrit par : risque option | 11.04.2012

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