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13.12.2009

La Charta europeica da las linguas minoritaras

Entre les dernières votations et Copenhague, ce n’est évidemment pas le genre de nouvelles qui fait la une des journaux, mais tout de même… Le Conseil fédéral vient d’approuver le 4e rapport de la Suisse sur l’application de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. 104 pages, le rapport ! C’est une mine de renseignements pour toute personne qui s’intéresse au paysage langagier helvétique.

Mais qu’est-ce que cette Charte (que la France a d’ailleurs refusé de ratifier car elle y voit une menace pour le statut du français langue de la République) ? Il s’agit d’un engagement pris par l’état signataire pour soutenir activement les langues minoritaires sur son territoire, dans le but de conserver le très diversifié patrimoine linguistique européen. La Suisse a ratifié la Charte en 1997 et elle produit depuis un rapport, tous les trois ans, pour montrer qu’elle la respecte. Dans le premier (1999), il a fallu d’abord se demander quelles langues étaient minoritaires dans ce pays. La Confédération a décrété qu’il n’y en avait pas, vu que les quatre langues nationales sont officielles ! Mais, heureusement, la Charte permet aussi de s’occuper des « langues officielles moins répandues ». Le romanche et l’italien entrent dans cette catégorie et sont donc les langues sur lesquelles la Confédération veille plus particulièrement. Dans ce 4e rapport, elle annonce également qu’elle va se préoccuper du yéniche, en accord avec les gens du voyage en Suisse qui désirent promouvoir leur langue et leur culture.

Très bien. Mais on cherchera en vain la mention des patois, qu’ils soient franc-comtois (pour les Jurassiens) ou francoprovençaux (pour les Fribourgeois et les Valaisans). Considérés comme des « variantes dialectales » des langues nationales, ces parlers ne font l’objet d’aucune mention dans le rapport. Et c’est bien dommage pour le patrimoine.

 

(Chronique parue dans le Matin Dimanche, 13 décembre 2009).

 

Le rapport peut être téléchargé ici

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Commentaires

Héhé... et, plus vivaces, que dire des dialectes alémaniques? Sont-ils majoritaires (tous les Suisses alémaniques en parlent au moins un) ou minoritaires (pris isolément, un à un, ils comptent moins de locuteurs que, par exemple, tous les locuteurs francophones en Suisse)?

Reste que j'ignorais l'existence de ce rapport; merci de me l'avoir fait connaître!

Ecrit par : Daniel Fattore | 13.12.2009

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Ecrit par : gucci handbags outleT | 22.09.2011

Héhé... et, plus vivaces, que dire des dialectes alémaniques? Sont-ils majoritaires (tous les Suisses alémaniques en parlent au moins un) ou minoritaires (pris isolément, un à un, ils comptent moins de locuteurs que, par exemple, tous les locuteurs francophones en Suisse)?

Ecrit par : شات مصرى | 02.11.2011

des stocks, mais également de sens du mot « ami ». Pour moi, qui suis née au milieu du siècle passé, « ami » s’oppose à « copain » sur le plan de l’intensité de la relation. Un ami est plus qu’un

Ecrit par : شات مصرى | 23.03.2012

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