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14.02.2010

Droits linguistiques et migration

Une directive de l’UE oblige ses états membres à prévoir un enseignement des langues minoritaires à l’école primaire. Il s’agit en fait des langues des citoyens européens circulant librement, mais la directive encourage les états à élargir ce droit aux élèves migrants du monde entier. C’est ce que fait la Suède. Dès que cinq enfants parlant une autre langue que le suédois sont dans une école, un enseignement de cette langue est mis en place à leur intention, afin qu’ils développent un bilinguisme à l’écrit et à l’oral.

Par les temps qui courent, cette ouverture à l’autre, qui se manifeste par la reconnaissance de son droit à apprendre la langue de sa famille en même temps que celle de l’école, a du plomb dans l’aile. La Commission européenne a lancé en 2008 une grande consultation sur les questions d’éducation en lien avec la migration. Et l’on voit resurgir avec force une affirmation dont les scientifiques ont pourtant démontré la fausseté : le bilinguisme serait la plupart du temps un handicap linguistique. À cette affirmation infondée s’ajoute un argument économique tout aussi faux : les langues de la migration n’auraient aucune valeur sur le marché du travail ; il ne sert à rien d’être bilingue avec l’albanais ou le lingala. Enfin, soutenir la transmission des langues de la migration augmenterait le risque de tensions entre la population indigène et les nouveaux arrivants. Bref, le maintien des langues parentales n’est plus du tout une priorité et certaines voix (surtout germanophones) s’élèvent pour réclamer la suppression de la directive.

Cette nouvelle posture face aux migrants se donne des airs de générosité : c’est en se fondant le plus vite possible dans la communauté nationale, en parlant sa langue sans accent, que l’on grimpera l’échelle sociale. Mais c’est surtout la peur de l’autre et l’ethnocentrisme qui motivent ce virage à 180 degrés.

 

(Chronique parue dans le Matin Dimanche, 14 février 2010).

 

La consultation est ici:

   http://ec.europa.eu/education/news/news1875_en.htm

Le papier scientifique qui semble créer la nouvelle donne en matière d'expertise est là:

   http://www.wzb.eu/zkd/aki/files/aki_research_review_4.pdf   

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Commentaires

La reconnaissance du droit d'apprendre la langue des élèves spécifiques nécessaires - il ogoromny progrès par rapport aux années précédentes!

Ecrit par : editing services | 21.05.2011

good article and website

Ecrit par : Cheap Sunglasses | 13.07.2011

All people have right to speak and learn any language that they want. And any person can't ban this them.

Ecrit par : college essays | 22.07.2011

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Thanks for the great informations,love this site!

Ecrit par : porno | 18.09.2011

Au menu du Grand 8 de la radio romande ce vendredi, une discussion sur l’avenir de la sociabilité médiatisée par les réseaux tissés sur la Toile. Comment « gérer ses amis » quand on en a tellement ? Cette abondance pose un problème de gestion des stocks, mais également de sens du mot « ami ». Pour moi, qui suis née au milieu du siècle passé, « ami » s’oppose à « copain » sur le plan de l’intensité de la relation. Un ami est plus qu’un copain. Sans parler de l’expression désuète de « bon ami » ou « bonne amie » qui désigne encore plaisamment, en Suisse, l’amoureux ou l’amoureuse. Mais pour les dictionnaires actuels, les deux mots ne se distinguent plus que sur le plan des registres : « copain » est familier.

Ecrit par : شات مصرى | 02.11.2011

Je suis très intéressé par le thème de la migration ou l'immigration parce que je suis un travail sur Vietnam Airlines. Je vois le langage comme un véhicule pour le développement communautaire. Par conséquent, la politique est raisonnablement nécessaire à la croissance de l'Europe. Merci!

Ecrit par : Vietnam Airlines | 18.12.2011

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